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Aider un jeune en détresse

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Quand une personne vous dit qu’elle a des idées suicidaires ou en montre les signes, prenez-la au sérieux. Elle vous tend la main pour obtenir votre aide parce qu’elle a confiance en vous », Dr Samy, psychiatre à L’Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill.

Voici quelques points à retenir si vous aidez un jeune en détresse, qui a ou non des idées suicidaires.

Ces éléments peuvent vous être utiles, mais une évaluation plus complète par un professionnel reste indiquée quand un jeune pense au suicide.

L’inquiétude

S’apercevoir qu’un jeune de notre entourage semble en détresse peut engendrer beaucoup d’inquiétudes et de questions. Il est normal de ressentir une crainte à l’idée de le questionner sur sa détresse, sa souffrance et ses intentions suicidaires. Si vous avez des doutes, validez vos inquiétudes auprès du jeune. L’important est de prendre au sérieux les signes que vous parvenez à décoder. Ne remettez pas à plus tard la discussion avec lui.

La question sur les idées suicidaires

N’ayez pas peur d’aborder le sujet du suicide. Au mieux, le jeune vous dira qu’il n’y pense pas. Les études confirment que vous ne pouvez pas ancrer des idées suicidaires dans la tête de quelqu’un. Exprimer ce qu’il vit lui permettra de briser le mur du silence et de la solitude dans lequel il s’est enfermé : il se sentira reconnu dans la souffrance qu’il vit.

L’ambivalence

Tout au long de la crise qu’il vit, le jeune peut être habité par des pensées qui oscillent entre vivre et mourir, comme une balance. La présence de cette ambivalence rend l’intervention possible. Chacun de nous a le pouvoir d’aider un jeune qui a des idées suicidaires à pencher vers le côté de la vie.

Le filet de sécurité

Etre à l’écoute est essentiel mais il est important de mettre rapidement autour du jeune un filet de sécurité efficace qui demande la collaboration entre plusieurs acteurs : famille, école, proches, professionnels, etc.

IMPORTANT : Si vous êtes inquiet mais que vous vous sentez incapable d’intervenir auprès du jeune, par exemple, parce que vous êtes trop touché, émotif, en colère, etc., assurez-vous que quelqu’un le fasse.

Comment aborder un jeune qui semble être en souffrance ?

Etablissez un climat propice à la discussion

  • Choisissez le moment et le lieu appropriés et prenez le temps d’établir un climat de confiance.
  • Demandez au jeune comment il se sent.
  • Faites-lui part de vos inquiétudes : “Je me fais du souci pour toi. Qu’est ce qui ne va pas en ce moment ? ”
  • Dites-lui ce que vous remarquez d’inquiétant, les changements que vous avez observés en lui pour l’encourager à exprimer ses émotions et sa souffrance.
  • Rassurez-le en lui disant qu’il n’est plus seul.

Demandez-lui s’il pense au suicide sans faire de détours

“Je vois bien que ça ne va pas. Est-ce que ça fait mal au point où tu penses à t’enlever la vie ? ”
“Est ce que tu penses au suicide ? ”
N’ayez pas peur de poser ces questions. Elles ne peuvent que le soulager s’il y pense.S’il n’y pense pas, votre question ne l’incitera pas au suicide, cela a été démontré par des études sérieuses.

Si le jeune confirme penser au suicide

Demandez-lui s’il a un plan pour se suicider.
Quatre questions :

   1. Comment penses-tu le faire ?
   2. Quand penses-tu le faire ?
   3. Où penses-tu le faire?
   4. Est-ce que tu as près de toi ce qu’il te faut pour le faire ?

Plus les détails de la planification sont déterminés et plus le moment prévu pour ce geste est rapproché, plus il y a urgence d’intervenir. Ne laissez pas le jeune seul.
Le jeune doit être vu par un aidant spécialisé (médecin, psychologue, psychiatre) le plus rapidement possible.

  • Si le jeune accepte, accompagnez-le ou trouvez quelqu’un de fiable pour le faire.
  • S’il refuse, communiquez avec un aidant spécialisé le plus tôt possible.
  • Retirez le moyen prévu pour le suicide (médicaments, armes ou objets tranchants, corde, produits dangereux, etc.), ou, éloignez-le du moyen (pont, cours d’eau).

Ouvrez le dialogue

  • Aidez-le jeune à identifier ses raisons de vivre, soulignez que la mort est irréversible et définitive.
  • Puis aidez le jeune à trouver d'autres solutions qui pourraient l'aider à diminuer sa souffrance et surmonter la crise actuelle tout en restant vivant.
  • Encouragez-le à trouver d'autres solutions que le suicide pour obtenir des changements.
  • Veillez à ce qu’il ne soit pas isolé avec ses problèmes.
  • Sécurisez la maison (en retirant les médicaments y compris ceux sans ordonnance, les objets dangereux tels que objets tranchants, cordes, médicaments, produits dangereux, etc.).
  • Demandez l’aide d’un intervenant spécialisé (médecin, psychothérapeute, psychologue, psychiatre).

Durant les échanges

  • Prenez le temps de comprendre sa perception.
  • Renoncez à vouloir analyser, comparer ou tout comprendre de la situation qu’il évoque.
  • Soyez attentif à l’expression verbale ou comportementale de sa souffrance.
  • Évitez de poser trop de questions.
  • Respectez les silences et le rythme de paroles du jeune.
  • Prenez-le au sérieux.
  • Exprimez-vous calmement.
  • Evitez de juger ou de faire la morale.
  • Ne minimisez pas ce qu’il vit ou dit sous prétexte qu’il est en crise d’adolescence.
  • Ne blâmez pas le jeune de penser au suicide. La peur de perdre une personne que vous aimez peut susciter chez vous peine ou colère. Il est important que vous vous rappeliez qu’elle n’a pas fait un choix réfléchi ; elle souffre terriblement : ce n’est pas un comportement dirigé contre vous, c’est une manifestation de grande détresse.

Si vous n’êtes pas à l’aise dans cette démarche

  • Communiquez avec une ressource d’aide qui prendra le relais et qui vous soutiendra.
  • Respectez vos limites.

Faites-vous soutenir

  • Prenez soin de vous.
  • N’hésitez pas à trouver vous aussi du soutien auprès d’une personne de votre entourage qui saura vous accompagner et/ou auprès d’un aidant spécialisé (médecin, psychologue, psychothérapeute) qui vous vous guidera pour mieux soutenir le jeune en détresse. Comme proche d’une personne suicidaire, il est normal que vous ayez besoin de soutien.

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